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Maître Yip Man (葉繼問) (1893-1972)

Histoire du Wing Chun

Les arts martiaux traditionnels suscitent bien souvent toutes sortes de fantasmes, alimentés par de vieilles légendes, relayées par le cinéma d'action et les films de Wushu.

Le Wing Chun n'y échappe pas. Entre légendes et réalités historiques, voici un résumé de ce qu'il faut retenir de ses origines.

Entre légende…

Les racines du Wing Tsun Kung Fu remontent, selon certaines légendes, à cette époque où les monastères bouddhistes organisaient leur révolte contre les Mandchous, alors à la tête de l'Empire. On raconte que les Mandchous, ayant eu vent des activités rebelles dans les temples, décidèrent de s’attaquer à ceux-ci et de les réprimer de manière exemplaire et même violente. C’est ainsi que le monastère « Shaolin » fut incendié et, dans cet épisode tragique, périrent les moines et les clandestins. Mais cinq d’entre eux, surnommés les 'Cinq Invincibles', en réchappèrent :

  • Jee Shin, l’ expert dans le style Shaolin, le combat avec une arme et le mannequin de bois,

  • Bai Mei, l’ expert en Qi Gong martial,

  • Fong Sai Yuk, l’ expert dans le style du Kung Fu du Tigre Blanc,

  • Miu Hin, l’ un des fondateurs du Wing Tsun Kung Fu,

  • et Ng Mui, la nonne experte dans l’art des points vitaux et la femme qui développa réellement les aspects pratiques du Wing Tsun Kung Fu.

La légende raconte que les Cinq Invincibles, bien que dispersés dans différentes régions de Chine, se réunissaient souvent pour tenir des réunions secrètes et organiser les arts martiaux dont le Wing Chun Kung Fu.

L'origine de la "boxe du Printemps Radieux"

Yim Wing Chun était une jolie jeune fille originaire de Canton, dans la province chinoise du Kwangtung. On raconte que sa beauté attira la convoitise d’un voyou local qui la menaçait régulièrement et qui voulait la forcer à l’épouser. Cela posa des problèmes importants à Yim Wing Chun et à son père et permit à la nonne Ng Mui, interpelée par cette affaire, d’intervenir pour défendre la cause de la jeune fille.

 

Elle décida de lui apprendre des techniques de combat pour qu’elle puisse se défendre et se protéger. Yim Wing Chun suivit la nonne Ng Mui dans les montagnes et s’entraîna avec elle sans relâche jusqu’à ce qu’elle parvienne à une maîtrise parfaite des techniques enseignées. Elle put ainsi défier le voyou et le vaincre aisément.

 

Ng Mui dut repartir et poursuivre son chemin, mais elle fit promettre à Yim Wing Chun de respecter scrupuleusement les codes et les traditions du Kung Fu, tout en le développant et en le transmettant à des adeptes dignes de ce nom. Yim Wing Chun finit par choisir pour mari Leung Bok Chau et lui apprit le Kung Fu. À la mort de Yim Wing Chun, ce dernier décida de baptiser ce style de Kung Fu « le Wing Chun » en hommage à sa femme.
 

 

Une autre légende raconte que les adeptes de ce style se réunissaient fréquemment dans la salle du « printemps radieux » pour pratiquer leur art; ce lieu qui aurait donné son nom au Wing Tsun Kung Fu, « la boxe du printemps radieux » ou « la boxe du printemps éternel.»

…et réalité

Le contexte historique


L’histoire du Wing Tsun Kung Fu s’inscrit dans une période très troublée, à l’époque de la dynastie mandchoue, qui régna sans merci sur la Chine du XVIIème siècle au XXème siècle, de 1644 à 1911 plus exactement. Cette dynastie impériale était très autoritaire et, pour se maintenir au pouvoir, elle oppressait la population qui était composée à majorité de la minorité ethnique des Han. Les Han devant être complètement soumis et contrôlés, le gouvernement en place leur imposa diverses interdictions, en particulier celles de porter des armes et de s’exercer militairement. Il fallait en effet éviter toute rébellion et avoir un contrôle total sur eux. Les Han ne s’ avouèrent cependant pas vaincus et mirent au point des techniques martiales secrètes, à mains nues, dans le but de renverser le pouvoir et de recouvrer leurs droits.


Le foyer des arts martiaux


C’est dans la province du Henan, considérée comme le berceau des arts martiaux, que se développèrent le mieux les activités de résistance et la véritable formation guerrière. La raison en est simple, c’est parce que les monastères bouddhistes installés dans ces montagnes reculées et boisées de l’Est de la Chine, ont été épargnés par la répression mandchoue du fait de leur religion et de leur sacralité. Cela a permis de nombreux rebelles de se cacher parmi les moines bouddhistes tout en organisant leur stratégie la nuit et en développant leur art de se défendre sans rien laisser paraître. Le célèbre temple que l’on appelle « temple Shaolin » fut l’un des monastères bouddhistes où les activités guerrières furent des plus florissantes.

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